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Bandita Di Caccia

des sentiers en Toscane

Salto in Chianti

La Toscane est un pays de vieux beaux, de retraités fortunés et de touristes américains. On y vient pour dépenser un trop plein de temps et d’argent. Des artistes voudraient pouvoir puiser dans Le ciel azur, les cyprès, les oliviers, les vignes et les bastides de pierre une inspiration qui ne viendra qu’après la sieste Bref, La Toscane c’est beau, mais c’est chiant.
Malgré les yeux et les seins de Liv Tyler, Beauté volé, le film de Bernardo Bertolucci, m’avait fermement ennuyé; Les clichés n’ont jamais nourris de bons films; il suffit de regarder ce que Woody Allen a fait de Barcelone ou de Paris pour s’en convaincre, mais je m’éloigne.
Dans mon catalogue d’idées préconçues, on n’allait pas en Toscane pour courir mais pour y prendre son temps; Un truc de vieux, on y revient.

 

J’ai vieilli moi aussi et après avoir regarder pendant des années mes enfants faire du wakeboard sur le lac de Côme, je me suis résolu à découvrir la Toscane.
Je me souvenais surtout de l’adaptation par Kenneth Branagh d’une pièce de Shakespeare : beaucoup de bruit pour rien, lorsque j’ai mis pour la première fois les pieds en Toscane. Même si cette comédie est supposée se tenir quatre siècles plus tôt, en Sicile, mon souvenir s’adaptait parfaitement aux paysages qui s’offraient à moi, au Palio de Sienne et, bien entendu, au Chianti Classico.

 

Je ne rédigerai pas un guide de Florence, de Lucques ou de Siennes; l’Histoire et les Arts demeureront débiteurs à vie de ces villes et les touristes en short du monde entier le leur rendent suffisamment bien. J’aurais voulu écrire un article que j’aurais modestement intitulé « courir en Toscane » ; mais, bon, prétendre embrasser un tel sujet quand on a effectué, en tout et pour tout, six sorties dans une région deux fois plus grande que l’Ile de France, c’est présomptueux.
J’ai ramené avec moi quelques images; Les muséologues seront déçus : notre vie aquatique et nos ballades familiales ne font pas très Médicis.

 

J’ai beau aimer courir, il me faut reconnaître que la Toscane est le paradis des hédonistes. Je pourrais passer des heures sur les glaciers qu’on trouve à chaque coin de rue à Florence et à Lucques, où des Cantucci à mourir des cafés et des chocolats sublimes; mais avant d’exposer les chemins sur lesquels je me suis perdu,  je me sens contraint d’évoquer l’adresse emblématique de toute une région : le Mac Dario .
Panzano in Chianti est un petit bourg situé à équidistance de Sienne et de Florence. C’est là que Dario Cecchini a, pendant plus de trente ans, développé la « Antica Macelleria Cecchini », la plus célèbre et sans doute la meilleure boucherie du monde. Adepte du slow food, à l’instar de Jamie Oliver dont il est intime, il a élevé la cuisson parfaite de chaque coupe de viande, au rang d’Art. Je me méfie toujours, des principes induits par la préservation du terroir et des traditions culinaires : on n’est jamais très loin des valeurs rances et nauséabondes du racisme et de la xénophobie. J’aimerais croire que, lorsqu’on interdit ici ou là en Toscane et en Italie du Nord, la vente de nems et de kebabs, c’est pour lutter contre les effets dégradants de l’industrialisation agroalimentaire et non pour stigmatiser les albanais et les étrangers de la péninsule.

Depuis 2006, il a ouvert, autour de sa boucherie, trois espaces dans lesquels sont servies les viandes les plus délicieuses qu’il m’ait jamais été donné de goûter. Il n’y a pas de cartes. A chaque lieu est attaché un menu et un prix.  On ne recommandera pas l’Officina della Bistecca aux appétits d’oiseaux: Pour cinquante euros, on enchaine des plats comme une sublime Côte de boeuf à la Fiorentina ou le meilleur Beefsteack à la Panzanese d’Italie. La Solociccia tient davantage de la maison du boucher que du restaurant et offre, pour trente euros,  un menu tout aussi savoureux. Mais son « oeuvre » la plus originale est sans aucun doute le Mac Dario. Pour le  prix d’un Maxi best of de l’ami Ronald, Dario prépare à ses hôtes un burger incomparable (Medaglione) accompagné d’excellents légumes crus, de pommes de terres croustillantes, de douces tranches d’oignons rouges et de tomates fraiches.
Les repas sont servis sur de grandes tables autour desquelles les convives viennent s’assoir; c’est sans chichi, c’est très bobo. Tous les américains d’Italie viennent y apprendre ce que manger veut dire. C’est enchanteur.

 

Antica Macellaria Cecchini


 

Grosseto
Je suis allé à Grosseto. Anne avait trouvé dans un guide l’adresse de Warm-Up, un Bed & Breakfast un peu spécial qui prétendait n’accueillir que les marathoniens et les triathlètes. L’endroit est sympathique et les chambres joliment décorées. L’accueil de nos hôtes est chaleureux et nous avons beaucoup apprécié qu’ils nous invitent à diner dès le deuxième soir pour que nous parlions de nos exploits sportifs respectifs. Il court le marathon en moins de 2h30; elle le termine en 3h30. Un couloir de natation permet de faire des longueurs ou de tremper ses os usés à ciel ouvert, c’est un bonheur. Quant au plaisir de cueillir, pour le petit déjeuner, des figues fraiches sur leur arbre, il est indescriptible.
Pour courir en revanche le coin est un peu monotone. Plat et sans charme, on ne trouve ni sentiers, ni chemins de traverses, mais des routes, de vastes exploitations agricoles et des sites industrielles. Il faut aller, plus au sud, jusqu’au Parco Regionale della Maremma pour trouver un espace plus sauvage…

 

 

run in Chianti
Le Chianti est la partie de Toscane qui ressemble le plus à l’idée que l’on s’en fait (de la Toscane). Les cyprès, les vignes, les oliviers et les paysages délicatement vallonnés, on les trouve autour de Sienne et de Gaiole in Chianti. Chaque plan semble avoir été dessiné par un paysagiste et taillé au cordeau. Rien ne dépasse; tout est impeccablement beau. Le Chianti c’est la Suisse, le soleil en plus.
Et comme les choses les meilleures sont très inégalement réparties, on trouve aussi d’immenses forêts peuplées de chênes, de pins, de hêtres, de châtaigniers et d’oliviers sauvages. On ne craint pas de rencontrer, sur les sentiers du chianti, des hordes de randonneurs qui viendraient perturber votre course. Au pire on croise des touristes qui, entre la visite d’une église et celle d’une cave, effectuent une courte promenade digestive en lisière de forêt. Le reste nous appartient.
Le circuit que je propose ci-dessous, décrit un huit autour de Castello di Brolio, un château néo-gothique et un vignoble situé à à mi distance entre Sienne et Gaiole in Chianti.
Je laisse ma Volvo dans le centre du village sur le parking de la coopérative vinicole puis je grimpe tranquillement vers le château en direction du sud. Au bout d’un petit kilomètre et une ascension de 50m j’atteins le sommet d’une petite colline sur laquelle le château a été construit.
Je redescends ensuite pendant quatre kilomètres à travers les vignes jusqu’à la route, 100m plus bas.
Je suis la route, traverse le petit village de San Regolo et reviens, après 7km de mise en bouche, à mon point de départ. Je n’avais pas vraiment prévu cette première boucle mais elle constitue un bon échauffement d’une heure…
Les choses sérieuses commencent avec une boucle en forêt dans laquelle on pénètre par un large chemin qui part vers sur gauche environ un kilomètre après avoir quitté le village par l’est.
La terre est ocre, presque rouge et l’odeur des pins donne une ambiance très estivale à ma course. Je m’offre un premier raidillon entre le 8ème et le 10ème kilomètre. Ça commence enfin à ressembler à du trail. Le sol est bosselé, je ne regrette pas d’avoir chaussé mes Salomon S-Lab 3. Je passe de 490m à 690m d’altitude en moins de deux kilomètres.
Je quitte ensuite momentanément la forêt et déroule vers le nord sur une route relativement plane.
Arrivé au 12ème kilomètre, je retourne dans la forêt et amorce ma longue descente jusqu’à Brolio. Une biche surgit sur le chemin a quelques mètres de moi. Elle semblait tellement étonnée de me trouver là qu’elle a marqué un temps d’arrêt en me regardant qui m’a paru durer des heures.
J’atteins, au niveau du 13ème kilomètre, l’extrémité nord de mon parcours. J’entends sur ma droite des grognements et des bruits de bêtes qui bougent dans les buissons. Ce sont sans doute des sangliers. J’accélère, je suis beaucoup moins confiance qu’avec la biche…
Je plonge vers le sud. 200m de dénivelé en moins de trois kilomètres. Je cours en équilibre sur de grosses pierres; c’est sublime.
Une promenade sportive de 2h15, sur 17km avec un dénivelé positif d’environ 300m.
Trace Brolio In Chianti

Chianti

 

 

cartes
Difficile de trouver en Italie des cartes semblables à celles produites par l’IGN ou des sites sur lesquels on puisse dessiner des traces en s’appuyant sur des cartes topographiques au 1/250000ème à l’instar de ce que permettent OpenRunner, Géolives ou GPSies. Quand on veut s’aventurer sur des sentiers et en montagne, les cartes proposées par Google sont loin d’être suffisantes et même si on peut avoir, sur Google Earth, une vague idée du relief rien ne vaut une véritable carte topographique.
J’ai bien trouvé Gulliver.it, un site qui recense un grand nombre de parcours en les classant par activité (Trail, VTT, randonnée) et par difficulté, mais pour qui ne pratique pas couramment l’italien, il reste un peu hermétique. J’ai aussi tenté d’utiliser le Geoportale Nazionale, mais je ne suis pas aussi à l’aise avec ce système que je le suis avec Openrunner.
Je me suis finalement rabattu sur les cartes édités par les Edizioni Multigraphic – Firenze; elles sont moins claires que celles de l’IGN mais précises et fiables, ça compte déjà beaucoup.
Ma fidèle montre Garmin Forerunner 305 ayant rendu l’âme en plein milieu d’un de mes trails transalpins, je n’ai pu reporter la trace de mes parcours. Si le Directeur Général de Garmin pour la France, l’Europe ou même le monde lit ces pages, je veux bien qu’il prenne contact avec moi à l’aide du formulaire situé en bas de page.

 

 

Les Alpes Apuanes
On attaque les choses sérieuses avec les Alpes Apuanes. Comme son nom ne l’indique pas c’est un massif montagneux qui appartient aux Appenins du nord et non aux Alpes. Le point le plus haut, le Mont Pisano, culmine à 1946 mètres d’altitude. Le nord du parc, du côté de Carrare (dont les carrières de marbre sont internationalement connues), est sans doute plus escarpé, on y trouve davantage de sentiers de randonnées. Les sommets du sud du massif (province de Lucques) sont plus modestes (Pania della Croce, 1858m). La plupart des itinéraires de cette partie méridionale sont répertoriés sur la carte « carta dei sentieri e dei rifugi 1:25000 / Parco delle Alpi Apuane » ci dessous (cliquer pour agrandir)

carte topographique des Alpes Apuanes

J’ai choisi de découvrir les Alpes Apuanes en parcourant les monts à l’est de Camaiore, une petite ville située à 10km de la mer et de la station balnéaire de Viaregio.
j’avais identifié une boucle à partir de Metato un petit village, accroché à la montagne, à cinq kilomètres de Camaiore. On emprunte une route étroite qui serpente dans la montagne et sur laquelle on croise, comme dans le reste de la région d’ailleurs, un nombre incroyable de Marco Pantani. Le sport, ici, c’est le cyclisme, pas le trail, ni la randonnée; j’aurai l’occasion de m’en apercevoir.
Il faut arriver suffisamment tôt si l’on veut loger sa voiture dans l’une des dix places du petit parking du village. Le début du parcours est indiqué par un large panneau sur laquelle on trouve une carte des sentiers de la zone.
La ballade commence par un chemin goudronné et balisé (n°104), que je suis en direction de l’est. On entre immédiatement dans le vif du sujet avec une pente qui dépasse 10%. Sans échauffement, c’est dur.
On passe de 500m à 920m en moins de quatre kilomètres. Sur sa première moitié, le chemin est bordé par de jolies petites maisons isolées dont l’accès nécessite la possession d’un quatre quatre. Ensuite c’est une forêt de hêtres et de Mélèzes jusqu’à ce qu’on atteigne un col au pied du Mont Prana (1221m).
Plusieurs itinéraires irradient depuis ce point. En contrebas du sentier n°101, on aperçoit le refuge Baita Barsi. Je prolonge ma route vers le nord en suivant, sur une crête, le sentier n°101. Après 500m, sous un magnifique ciel bleu, je laisse le n°102 sur ma droite et poursuis sur le n°101 jusqu’à un nouveau col (Focce de Termine o del Croccione). J’ai parcouru un peu plus de trois kilomètres depuis le précédent carrefour.
Je me dirige alors vers le sud ouest par le sentier n°2. Le ciel bleu disparaît lorsque je m’enfonce de nouveau dans la forêt. Je manque d’eau. Une multitude de torrents sont indiqués sur la carte mais tous ceux que je croise sont à sec. Les filets de boue qui s’écoulent ne m’inspirent aucune confiance. Je descend pendant quatre kilomètres jusqu’à la bifurcation avec le chemin n°112, à 450m d’altitude (500md-).
J’abandonne le chemin n°2 qui rejoint peu après la route et le village de Casoli et pars sur la gauche en direction du sud est, par le chemin n° 112. Un torrent d’eau fraiche coule quelques mètres après le croisement. J’en profite pour boire, remplir mes bidons et rafraîchir ma tête et mon corps.
Le chemin remonte sur cinq kilomètres. La température au dessus de la canopée doit frôler 40°C, je suis à bout. Après avoir grimpé plus de 500md+, je rejoins le premier col.
Je reprends enfin le sentier n°104 qui plonge jusqu’à Metato.
Voilà. J’ai effectué en plein cagnard et sans eau, une boucle d’une vingtaine de kilomètres et d’un dénivelé qui dépasse les 1000md+. J’ai mis plus de quatre heures pour terminer mon périple; je n’ai pas croisé une seule âme et n’avais prévenu personne de mon programme…

Alpes Apuanes

 

 

La Garfagnagna
La Garfagnagna est un petit massif montagneux et sauvage séparé des Alpes Apuanes par la rivière Serchio. les pentes y sont plus abruptes que dans le sud Alpes Apuanes. Les gorges et les barres rocheuses y sont nombreuses. Le Monte Rondinaio culmine à près de 2000m, c’est le point le plus haut de la Garfagnagna.
J’ai longtemps cherché un document qui me renseigne sur les itinéraires de randonnée de cette région. J’ai finalement mis la main, chez un libraire peu aimabe de Lucques sur une carte dont la typographie rend impossible la lecture des noms et des cotes. illisible : « Media Valle del Serchio – Garfagnagna – Val di Luma » (cliquer pour agrandir)

carte topographique de la Garfagnagna

J’ai jeté mon dévolu sur une trace qui devait me faire découvrir le sud du massif. J’ai suivi le Serchio depuis Lucques jusqu’à Fornoli à deux ou trois kilomètres au nord du pont le plus gothique jamais construit : le Ponte della Maddalena. On le surnomme le pont du diable et j’avoue avoir senti mon sang se glacer en le découvrant à 60km/h, confortablement installé dans ma Volvo.
Je grimpe pendant quinze kilomètres sur une petite route au nord de Fornoli en direction de Tereglio. Je me rends ensuite au centro Accoglienza Visitatori qui constitue le point de départ de la visite des gorges de Botri. C’est ici que je croiserai les seuls « randonneurs » de toute mes sorties toscanes; des familles en jean et en tennis qui affrontent courageusement, sur quelques centaines de mètres, les gorges de la Botri. Ils payaient pour ça; de la randonnée comme dans un parc d’attraction; autant dire que quand ils m’ont vu débarquer avec mes chaussures de trail, mon sac, mes bidons, mes manchons de compression, mes Leki et mon buff, je faisais figure d’extra terrestre.
J’ai voulu valider auprès de l’homme qui surveillait l’entrée des gorges que mon parcours était réalisable et pas trop dangereux. Je ne voulais pas, par exemple, me retrouver après quatre heure de course face à une barre rocheuse qu’on ne peut passer qu’en via ferrata. Il n’a pas été très clair dans ses réponses et je suis parti quand même. J’ai dû mettre quarante cinq minutes avant de quitter Ponte a Gaio, le point de départ. Contrairement aux sentiers des Alpes Apuanes, ceux de la Garfagnagna sont particulièrement mal fléchés et mal entretenus.
J’ai finalement trouvé la voie qui me conduisait vers le sentier n°11; une ligne de crête de 4km vers l’est. Les herbes sont hautes, la route n’est pas tracée et la plupart des piquets sont dans un état de délabrement tel qu’ils en deviennent difficilement visibles.
Je grimpe rapidement passant de 750m à 1300m en une longue heure. Le paysage est magnifique. Sur ma droite s’étend, sous une immense barre rocheuse, les gorges de la Botri. Il fait extrêmement chaud et je progresse face au soleil. Je ne vois pas le chemin qui s’ouvre sur ma gauche et continue à suivre la ligne de crête jusqu’au sommet du Mont Mosca à 1520m. La pente est forte et à l’instar d’une échelle sur laquelle on monte plus facilement qu’on ne descend, la peur du vide me pose quelques problèmes lorsque je dois revenir sur mes pas.
Je retrouve le chemin n°12 plus bas. Il surplombe les gorges en direction du nord pendant 2km environ sans difficulté majeure.
J’atteins alors le refuge de la fontaine di Troghi 1300m et plonge dans la forêt sur le sentier n°14.
C’est un passage très vallonné mais sans gros dénivelé. Je traverse plusieurs cascades de pierre qui, en hiver et au printemps, abritent sans doute de nombreux torrents.
Je cours vers le nord est pendant encore 2km jusqu’au Col delle Prada. Je poursuis ensuite le contournement des gorges en courant pendant 1km,5 vers le nord puis 1km vers le sud jusqu’au Refuge Cassenti.
C’est un joli petit refuge de montagne assez accueillant dans lequel quelques familles de bourgeois bohèmes ont pris position. Les hommes surveillent de larges pièces d’agneaux qui dorent au dessus d’un grand feu pendant que les femmes dressent les tables autour desquelles courent des hordes d’enfant. On dirait le sud et je resterai bien finir la journée avec eux. J’y reviendrai le lendemain avec Anne et Théophile.
Depuis le refuge on se lance dans un tour rapide de l’extrémité nord ouest des gorges. 3km de ballade sur le chemin n°13. Il vaut mieux entamer la boucle par le coté est car après avoir dépassé le belvédère c’est EXTRÊMEMENT DANGEREUX. Un sentier de 40cm de large surplombe un précipice de plusieurs centaines de mètres. C’est, au mieux de l’alpinisme, au pire du suicide. Le panorama est splendide mais je n’en avais pas terminé avec la vie et je suis revenu au refuge sans terminer la boucle (d’où l’idée de la prendre par l’est, sinon on ne franchit pas deux-cents mètres)
Depuis le refuge on emprunte, pour terminer, le sentier n°16b vers l’est, jusqu’à ce qu’on rejoigne la route. Attention, en cas de doute, il vaut mieux toujours se diriger vers la gauche lorsqu’on perd la trace du sentier; il y a sur la droite des barres rocheuses sur lesquelles il est préférable de ne pas s’aventurer. Après au moins trois kilomètres sur un sentier très mal balisé; quand on a de la chance; on retrouve la route et un peu de sérénité.
Il m’aura fallu, quant à moi, plus de deux heures pour parcourir cette courte distance.
Je redescend enfin la route pendant 4km jusqu’à ponte a Gaio, le point de retour.
Une vingtaine de kilomètres, 1000md+ de dénivelé mais de très grosses frayeurs. C’est un parcours sauvage, superbe, peu balisé et extrêmement dangereux. Le téléphone portable ne fonctionne pas dans cette zone et tout accident peut avoir ici des conséquences dramatiques.

Bandita Di Caccia

 

 

f-men

Capella is burning



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Chianti


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