photographies
indétendances
phone lightening, première mise en ligne par ilgigrad.
I’m (not) there, première mise en ligne par ilgigrad.
le jour des abeilles
pains de cire, première mise en ligne par ilgigrad.
miel de thé, première mise en ligne par ilgigrad.
blue velvet, première mise en ligne par ilgigrad.
shark finning
shark finning, première mise en ligne par ilgigrad.
the Ex-Presidents, première mise en ligne par ilgigrad.
panorama du littoral français
panorama du littoral français II, première mise en ligne par ilgigrad.
young folks
the mode II, première mise en ligne par ilgigrad.
hollywood chewing gum, première mise en ligne par ilgigrad.
tate sometimes
tate pause III, première mise en ligne par ilgigrad.
london stalag, première mise en ligne par ilgigrad.
sans retouches

sans traitement, ni retouche
J’expose sur ce blog, quelques photographies et de petits films qui illustrent ma vie, semaine après semaine. Ces photographies sont quelquefois recadrées afin de masquer un détail périphérique disgracieux; je modifie aussi le contraste, la luminosité et la saturation des clichés que le numérique rend trop terne, mais aucune n’a fait l’objet de retouche ou de traitement.
J’oppose photographie et image. La photographie est une représentation optique de la réalité; on ajuste quelques paramètres comme la quantité de lumière, la vitesse et la profondeur de champs; ce qui est photographié est sujet, le support est objet et le tour est joué.
L’image procède d’une autre démarche. Elle s’appuie sur la photographie mais en transforme la fonction. Le sujet devient objet de l’image qui elle même devient sujet. La retouche, l’application de filtres ou de traitements (Cross Processing) ne sont pas des manipulations anodines; elles constituent une véritable « perversion » de la photographie. Supprimer une ride, affiner une courbe ou dramatiser une scène change tout. Une photographie est objective, imparfaite, c’est un témoignage…
Je suis contre la retouche mais j’étais aussi contre le numérique. J’aimais l’idée que l’on impressionne un film plutôt qu’un capteur et que l’argent faisait davantage rêver que l’octet. La photographie argentique s’inscrit dans la durée. L’attente, la rareté, la profondeur de champ, le révélateur, la chambre noir et la lumière rouge contre l’immédiateté, la profusion et l’imprimante. On ne sait que bien longtemps après avoir déclenché si le cliché est réussi; Lorsque le révélateur laisse découvrir une photo imparfaite il est trop tard pour recommencer…
J’avais tort, les appareils numériques permettent aussi des photos; Mon Canon numérique est sans doute moins poétique que mon vieil Olympus M1 mais je ne regrette rien.
La retouche ce n’est pas pareil.
à lire : l’explosion de la retouche sur l’Atelier des Images
les parapluies de Chiemsee
les parapluies de Chiemsee, première mise en ligne par ilgigrad.
poitou summer
tournesols, première mise en ligne par ilgigrad.
sirène do brazil, première mise en ligne par ilgigrad.
boules lyonnaises II, première mise en ligne par ilgigrad.
Monsieur Loiseau
Monsieur Loiseau 33, première mise en ligne par ilgigrad.
Monsieur Loiseau 31, originally uploaded by ilgigrad.
Zabriskie Point
Zabriskie Point, première mise en ligne par ilgigrad.
On est loin de la Death Valley et du chef d’oeuvre d’Antonioni. Le sable qui jaillit et le mouvement des corps me rappellent pourtant la séquence finale du film où une magnifique explosion vient tout ravager.
J’ai pris cette photo au Cap Ferret. Alice, Constantin et Hugo jouaient sur une dune. La couleur de leurs maillots, le ciel bleu, le sable et le cadrage qui jette les corps sur le bord gauche donnent un aspect très cinématographique à cette image.
La photo suivante a été réalisée le même jour. Cette contre plongée donne l’impression que les enfants font un bond impressionant alors qu’ils ne décollent probablement que de quelques centimètres. J’adore, sur cette photo, le geste de Constantin et le mouvement de ses cheveux qui se hérissent sur sa tête.
Ma photo a été reprise par rue 89 pour illustrer un article sur les vacances des élèves pauvres. Cela peut faire sourire quand on connait ces enfants-là et que l’on sait qu’ils jouent sur une plage du Cap Ferret.
karate kids, première mise en ligne par ilgigrad.
baveno
lago majore, première mise en ligne par ilgigrad.
dos mouillé, première mise en ligne par ilgigrad.
mère et fils, première mise en ligne par ilgigrad.
autoportrait in a room
autoportrait in a room, première mise en ligne par ilgigrad.
Le charme suranné d’une chambre d’un hôtel délabré de Chaumont-sur-Loire. J’ai posé l’appareil sur la table de nuit et enclenché le retardateur. Il doit être une heure du matin et, après avoir bu une bière tiède dans l’unique troquet encore ouvert dans la grand rue, je me demande si nous ne ferions pas mieux de quitter cet endroit immédiatement. On ne distingue pas sur l’image, la moquette couverte de tâches, le dessus de lit poussiéreux et le papier peint que l’humidité décolle. Je ne crois pas avoir jamais dormi dans un endroit aussi misérable. La fenêtre de la chambre ouvrait sur un pont sur lequel des voitures ont passé toute la nuit.
Le pire était au réveil.




































